La Thailande


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Argent
Baht
Décalage
été : +5h

horaire
hiver : +6h
Durée vol
11h30
Langue
thai
Vaccins
non
Visa
non

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Thaksin Shinawatra de retour en Thailande ?

Après avoir passé cinq années en exil suite au renversement exécuté par l’armée et notamment l’éventuelle victoire de l’opposition aux élections thaïlandaises, les perspectives du retour de Thaksin sont une véritable obsession pour les familles des victimes de « sa guerre contre la drogue ».

Ainsi, un vendeur de rue, nommé Somporn, a exprimé sa révolte contre l’ancien chef du gouvernement ainsi que les policiers -« J’aimerais pouvoir les tuer »- qui ont tué son fils Pravit, âgé de 21 ans, retrouvé attaché à un arbre dans un parc de Kalasin, dans le nord-est du pays.

En effet, selon les affirmations des organisations de défense des droits de l’Homme, la police l’a exécuté dans le cadre de grandes opérations effectuées par le gouvernement Thaksin (2001-2006), menées contre les trafiquants de drogue et engendrant des milliers d’exécutions sans aucun jugement.

A entendre parler de l’éventuel retour de Thaksin en décembre dans le cas où son parti remporterait le scrutin le 3 juillet, Somporn enragé exprime encore sa colère intense envers Thaksin dans la région rurale et pauvre du nord-est de la Thaïlande, fief du parti de l’ex-premier ministre, Thaksin.

En effet, cette région rassemblait beaucoup de partisans de Thaksin avant le push de 2006, qui étaient bien convaincus qu’il était le seul à les avoir aidés dans un pays dominé par les élites de Bangkok. Sans oublier notamment sa lutte féroce contre la drogue, qui était bien cotée sur le niveau populaire mais pas par l’unanimité étrangère.

Selon la déclaration faite à l’AFP, sa sœur Yingkluk, tête de liste du parti d’opposition Puea Thai « elle gèrerait la politique antidrogue en préservant les droits de l’Homme. »

Selon l’estimation de Benjamin Zawacki, d’Amnesty Internationale « Il est effrayant de voir que les responsables d’une politique qui a encouragé l’impunité des forces de sécurité, puissent retrouver le devant de la scène, alors que Yingkluk caracole en tête des sondages. »

Une commission s’est chargée du dossier antidrogue, et a affirmé que durant la plus importante offensive menée entre février et avril 2003, le pays a enregistré une augmentation de 88% du nombre de meurtres, avec plus de 2800 meurtres, dont quelques 1400 liés à la drogue.

Selon Amnesty, des règlements de compte ont été évoqués entre trafiquants par le gouvernement et d’autres meurtres se sont intervenus des suspects de la police.

Quant à Pravit, selon l’affirmation de son père «  Après sa libération sous caution suite à une bagarre, il achevait une cure de désintoxication, quand il a été appelé pour prendre son téléphone portable, mais il n’est plus revu. »

Le médecin confirme une asphyxie et le père certifie que son fils avait été battu à mort prouvant l’existence des bleus retrouvés sur ses côtes.

Sunai Phasuk, de Human Rights Watch confirme la couverture systématique des policiers de haut rang à tous les niveaux et sur les trentaines affaires enregistrées sur le compte du gouvernement Kalasin, une seule a donné lieu à des poursuites.

Bangkok, Thailande
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